UX Bullshit / 5 astuces pour faire la différence

L’UX est un terme très à la mode, certaines agences de comm’ et de design l’ont bien compris. Experts dans leur métier initial et souvent très curieux et ouverts d’esprit, il peut arriver cependant qu’ils aient d’importantes lacunes méthodologiques, statistiques et parfois aussi en psychologie du consommateur. Boudées à cause de leur jargon mathématique, les statistiques sont pourtant essentielles à notre métier : elles sont un éclairage indispensable pour la prise de décisions.  Quant à la psychologie : la psycho sociale expérimentale, la psycho cognitive, les neurosciences, ou encore la psychologie différentielle sont autant de matières à maîtriser que la lecture d’un livre ou deux ne suffit pas à combler.  Mais comment, sans ces bases, donner un résultat fiable et non biaisé ?

Alors, vous voulez réaliser une étude ? Voici 5 astuces pour détecter quand il faut fuir.

  1. On ne vous parle jamais de représentativité / significativité / de limites ou de biais

C’est pourtant la base de tous tests et toutes études. L’échantillon étudié est-il représentatif ? Les résultats sont-ils significatifs ? ai-je assez de testeurs pour fournir une réponse ? ça ne se décrète pas, ça se calcule !

De plus, aucune méthode n’est parfaite, c’est pourquoi souvent on complémente les études entre elles.  L’UX designer doit vous présenter les limites de ses études / tests.

2. On vous donne une note moyenne sur moins de 10 testeurs

Il y a peu de chance pour que le résultat soit fiable (si on change les 10 testeurs, il est probable que les résultats varient). Sur moins de 10 personnes, on peut tout juste estimer les problèmes potentiels, ce qui est déjà pas mal.

3. On vous présente les résultats comme ça vous arrange

  • On transforme les échelles (questionnaire en 10 points, restitution en 5 points)
  • On supprime les « Ne se prononce pas »
  • On regroupe les « Oui plutot » avec les « oui tout à fait »

Cela arrive assez souvent dans le monde des études !

4. Les questions posées vous semblent étranges

Passez-vous même le protocole ou le questionnaire avant de le soumettre à vos utilisateurs.

  • Les questions sont trop générales ou imprécises ?
  • Les questions sont difficiles à comprendre ?
  • Les échelles utilisées sont inadaptées (3 points pour la satisfaction générale) ?
  • Il y a trop ou pas assez de choix, des choix sont oubliés,… ?

 

5. On vous présente des convictions au lieu de vous présenter des faits

A quoi bon solliciter ses utilisateurs si c’est pour décider avec des « je pense » et des « j’aime » ? On doit mettre son opinion de coté.

Attention : quand L’UX designer connait bien les testeurs, on entraîne un biais de complaisance assez fort qui rend interprétable les résultats.

 

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